Étudiante en licence 1 de sociologie à Paris Diderot (P.7).

 

 

Sommaire

 

-I- Historique et but de l'AFEV P. 2 et 3

 

 

 

 

 

-II- Mon rôle au sein de l'AFEV et les expériences retenues P.3-4

 

 

 

 

 

-III- Les différents évènements réalisés par l'association P. ….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'AFEV est le sigle de l'Association pour la Fondation Étudiante pour la Ville. Elle fut créée il y a maintenant 20 ans, c'est à dire en 1991. A l'origine, trois étudiants Parisiens ont décidé de se joindre afin d'aider trois ou quatre enfants qui étaient en difficulté scolaire. Cette association regroupe et recherche des bénévoles pour accompagner un ou une jeune durant une année scolaire. Plus largement, elle a pour but de pallier aux inégalités apparentes entre les différentes populations et plus spécialement dans les quartiers populaires. Aussi, il y a un échange effectué entre deux générations et populations différentes, d'une part, les étudiants rencontrent les enfants ou jeunes, et d'autre part, les étudiants ne sont pas forcément issus du même milieu social que le jeune qu'ils sont amenés à accompagner durant un an.

 

Pour cela, il y a différents accompagnements possibles répertoriés par type :

  • l'accompagnement individuel,

  • l'accompagnement à la lecture pour les enfants âgés de 5 ans ou plus,

  • l'accompagnement en primaire

  • l'accompagnement en collège qui concerne l'orientation.

 

Il y a encore d'autres types d'accompagnements axés sur le public dit fragilisé. Ceux là concernent des enfants qui sont malades du sida (trad le mouton), mais aussi Juniors Solidarisés (enfants qui vivent dans la rue).

Ainsi, l'étudiant bénévole a un choix à faire selon ses envies, mais aussi selon le profil de l'enfant qu'il veut accompagner toute l'année scolaire (de septembre à juin ou juillet) pour faire en sorte que le binôme créé s'accorde au mieux et puisse en tirer une expérience.

 

Depuis l'AFEV s'est développée dans différentes villes de France comme Marseille, Lille, Toulouse Clermont-Ferrand ou encore La Réunion par exemple. En 2009 on comptait environ 7500 bénévoles dans toute la France pour l'accompagnement d'environ 10 000 jeunes. Cette association représente aussi le premier réseau national d'intervention étudiante solidaire.

 

 

 

Je vais plus précisément parler de l'AFEV Paris dans mes autres développements, étant donné que durant l'année 2010-2011, j'ai été bénévole dans cette association localisée à Paris. Concernant l'effectif de bénévoles, on en dénombre environ 350. Les accompagnements sont effectués dans 8 arrondissements de Paris (le 10ème, le 11ème, le 13ème, le 14ème,le17ème, le 18ème, le 19ème et le 20ème). Pour cela, l'AFEV est composée d'une équipe hiérarchisée. Il y a quatre salariés (une déléguée territoriale du pôle parisien et trois chargés de développement local). Ces quatre personnes s'occupent aussi bien des évènements de l'association que de gérer les coopérations entre les écoles, collèges ou lycées dans des quartiers définis. Aussi une association nationale est chargée de la Direction des Ressources Humaines, mais aussi de la comptabilité. Elle siège sur Paris et est reliée à l'AFEV.

 

D'autre part, l'équipe de l'AFEV Paris est aussi composée de neuf volontaires qui sont chargés d'informer les bénévoles, mais aussi d'organiser des événements (nous en parlerons dans la troisième partie plus précisément). Cette équipe siège dans un local situé dans le 20ème, et possèdent des bureaux qu'ils se partagent. Ils sont aussi responsables d'arrondissements déterminés.

 

Continuons dans notre perspective de décrire et d'énumérer la hiérarchie de l'association au niveau des membres. Suite aux volontaires, les membres bénévoles, qui s'engagent pour une durée de un an ou plus via l'engagement étudiant ou par d'autres biais sont directement en lien avec les jeunes qui doivent être accompagnés. En ce qui les concerne, ils rencontrent les volontaires en se rendant au local de l'AFEV, pour avoir une discussion sur les principes et l'éthique de l'association. Ils choisissent alors un type d'engagement qui leur correspondent comme nous avons pu le mentionner plus haut. Puis vient l'heure de signer la charte de l'engagement au niveau de l'association et font aussi remplir la charte de l'engagement étudiant qui leur est transmise dans leur université ou de leur BTS. En ce qui concerne les autres bénévoles qui eux ne sont pas étudiants, mais qui travaillent, ils n'ont qu'une charte à signer au niveau de l'AFEV.

 

Nous avons ainsi dans un premier développement retracé l'historique de l'association qu'est l'AFEV, mais aussi parlé des motivations de celle ci. C'est à dire de trouver des moyens qui réduiraient les inégalités scolaires entre les élèves issus de quartiers difficiles et scolarisés dans des établissements de Zone Éducative Prioritaire ou tout simplement sensibles. Il faut remarquer que depuis la création de l'AFEV, les jeunes qui ont été accompagnés ou ceux qui le sont actuellement, ont des capacités et suite à cette aide apportée par un bénévole qu'il soit étudiant ou salarié, des progressions au niveau de la réflexion, de la facilité à la compréhension ou même des notes se font ressentir.

 

 

 

 

A présent, je vais expliquer mon rôle au sein de l'AFEV, mais aussi les expériences qui en sont issus, et bien sur mon point de vue sur les jeunes que j'ai pu accompagner.

 

J'ai connu l'AFEV durant la journée des associations organisée au début de l'année à l'université Paris Diderot. J'avais déjà lu une présentation de celle-ci dans le fascicule de la faculté où je suis mes études. Je suis en licence 1 de sociologie, et suis aussi animatrice dans des colonies de vacances ou dans des centres de loisirs. D'où le contact avec les enfants m'intéresse tout particulièrement. De là, j'ai pu discuter avec une volontaire qui m'a présenté son association. J'ai décider de m'inscrire dans cette association en tant que bénévole.

 

Deux semaines plus tard, un volontaire de l'AFEV m'a rappelé afin que nous fixions une date pour que je me rende au local de l'AFEV et que je puisse signer la charte « Afévienne ». Je suis venue en octobre, et j'ai choisi de suivre un accompagnement individualisé avec un collégien. A ce moment, je n'avais pas encore le nom ni le prénom du jeune, mais je savais qu'il était d'origine Sri Lankaise et qu'il était scolarisé en 4ème dans le collège Robert Doisneau dans le 20ème arrondissement. En début novembre, nous nous sommes donc donnés rendez-vous avec d'autres bénévoles étudiants ainsi que la responsable des accompagnements du 20ème arrondissement pour rencontrer les jeunes. Nous nous sommes vus, pour la première fois dans une salle de classe, située dans le collège du jeune. Au début la volontaire a pris quelques minutes pour expliquer aux parents et aux jeunes le but de l'AFEV.

Le jeune que j'ai rencontré s'appelle Pramyam. Il est âgé de 13 ans et est en 4ème. En accord avec sa mère, nous avons fixé l'aide hebdomadaire le mercredi après-midi, durant deux heures à son domicile.

La semaine suivante, l'accompagnement a ainsi commencé, au début nous ne nous connaissions pas du tout, et ce n'était pas évident pour l'un comme pour l'autre. Le fait de m'accueillir chez lui, il m'ouvrait ainsi les portes de sa culture (Sri Lankaise), mais aussi de son environnement. Il a ressenti un besoin d'aide en Histoire-Géographie et en français. Le premier exercice scolaire que nous avons fait était celui de nommer les actions des temps verbaux. J'ai très vite vu qu'il n'était pas à l'aise, et du coup, je lui ai proposé de faire abstraction de son livre et de sa leçon pour faire un exercice oral. Je lui ait proposé d'imaginer une scène de son film préféré, et d'observer les différentes plans des personnages. Il a pu ainsi avoir une vision d'ensemble et non plus des termes accolés aux actions des verbes, comme par exemple verbe à l'imparfait désignant une habitude, ou encore verbe au présent se référent à une vérité générale.

 

Les semaines suivantes nous nous sommes vu comme il était prévu, mais j'ai très vite senti que cet accompagnement ne lui convenait pas. L'FEV a pour but d'aider scolairement les jeunes, mais aussi de leur proposer des sorties dans Paris ou ses alentours. Le problème était qu'à chaque fois que je l'informais d'une possibilité de sortie, il me répondait catégoriquement « j'aime pas sortir ».

 

Il préférait jouer aux jeux vidéos. Je n'ai pas chercher à le juger, mon rôle étant de l'aider. Mais un jour, je lui est dit ce que je pensais de notre binôme et le fait que nous avions peu de points en communs. Je le sentais obliger de bien se comporter avec moi, alors qu'il ne montrait aucun enthousiasme, ni même ne comprenait concrètement ce que je faisais chez lui tous les mercredis. Au fur et à mesure, je me suis posée des questions et ait décidé de parler de mon accompagnement à la volontaire qui était s'occupait de gérer notre binôme. Je lui ai expliquer que je butais, malgré le fait que j'essaie tout un tas de choses avec Pramyam (regarder un film et en parler, lecture d'articles de presses, prêt d'un ouvrage concernant l'orientation...). Il n'y avait rien à faire. Elle m'a du coup laisser le choix soit de continuer avec lui soit d'arrêter cet accompagnement et d'en faire un autre.

 

C'est en début mars que j'ai pris la décision d'arrêter l'accompagnement qui était mit en place depuis novembre. Je ne voulais pas le forcer. Lui n'était plus d'accord pour continuer étant donné le nombre de mercredi qu'il a annulé. Du coup je suis allée voir son CPE et nous avons parler. De là, l'après-midi, je me suis rendue chez Pramyam, et ait expliquer à sa mère et lui même qu'il fallait qu'on arrête l'accompagnement. Il ne me regardait même pas et continuait à jouer à l'ordinateur. Sa mère était gênée, car elle croyait que j'étais vexée de par son attitude. Au contraire, je ne pense pas que cette expérience menée avec Pramyan fut négative, cela lui a certainement apporté des choses. Me concernant, le fait d'accompagner ce jeune durant quatre mois m'a beaucoup apprit. J'ai pu tout au long de celui-ci rester motivée même si ce n'était pas toujours facile. Ce que je me dis c'est que j'aurai tout essayé, même une sortie en février de l'exposition « Science et Fiction » à la cité des sciences de la Villette.

Cela fait maintenant quelque temps que j'aide une autre jeune. Elle est en 6ème dans le même collège que Pramyam, et s'appelle Lylia. Nous nous voyons aussi le mercredi après-midi étant donné nos emplois du temps. Elle a aussi des difficultés en français et en histoire-géographie, ainsi que quelques soucis concernant la méthodologie (notamment pour la révision de ses contrôles). Avec Lylia, nous nous sommes fixées un objectif : qu'elle ait 13 de moyenne générale. Elle a de bonnes notes partout hormis en français d'après son CPE.

A première vue, elle paraît beaucoup plus demandeuse que Pramyam, elle est curieuse et pose beaucoup de questions. Le dernier mercredi que le l'ai vu, elle devait préparer un contrôle d'histoire sur la création de l'Empire de Rome et de sa République. On a tout d'abord lu sa leçon, puis très vite, je lui ai proposé qu'elle se renseigne sur d'autres documents que simplement son manuel et sa leçon. Elle a pu grâce à l'outil d'internet approfondir certains points comme le mythe de Romulus et Rémus par exemple, mais aussi schématiser une partie de sa leçon (la population Romaine). Je suis pleine d'optimisme avec le nouvel accompagnement que je fais. En tout cas la première impression fut bonne.

 

Suivant actuellement un cursus de sociologie, j'ai pu grâce à l'accompagnement que je fais faire une sorte d'étude de terrain, et me rendre compte des difficultés que rencontraient les jeunes, aussi bien au niveau scolaire, qu'au niveau de la langue. Leurs parents ne parlent pas forcément couramment le Français. D'autre part, ils n'exerce pas forcément un emploi. Au second semestre, je suis un cours sur la sociologie des inégalités et je peux donc prendre du recul ensuite. D'autre part, cette expérience de bénévolat me permet aussi de d'avoir des exemples concret sur ce que sont les inégalités scolaires.

 

 

 

 

Abordons dans un dernier points les évènements réalisés par l'AFEV.

Cette association organise des évènements tout au long de l'année aussi bien pour les jeunes que pour l'équipe (bénévoles, volontaires et salariés). L'énumération faite ci-dessous n'ai pas exhaustive, mais est représentative de l'éthique et du dynamisme de l'AFEV.

 

1) Les rôtisseries :

 

elles se déroulent une fois tous les trois mois environ. Le but de cet évènements est de passer une bonne soirée, comme au restaurant avec un repas à 7 ou 8 euros cuisiné par l'équipe de l'AFEV, et de récolter des fonds par la même occasion.

 

 

    1. La soirée des bénévoles, dans un bar à l'initiative des bénévoles.

 

A l'origine un bureau des bénévoles s'est créé cette année (BDB). Des volontaires proposent à différents bénévoles de réaliser des projets, tout en les accompagnant. Nous sommes quatre à avoir proposer de trouver un lieu original pour que l'AFEV se réunisse au complet. Le lieu choisi est un bar : « Les Abeilles ». Dans ce dernier, une soirée sera organisée le vendredi 7 avril prochain. Pour nous bénévoles, il a donc fallu visiter les bars, et ensuite en retenir un, discuter avec le gérant afin d'avoir des tarifs préférentiels pour la soirée complète, mais aussi de voir si nous pouvions aménager la salle d'une certaine façon, en la décorant et en proposant des animations. En amont de cet événement, il y a aussi fallu prévenir les 350 bénévoles de l'AFEV Paris par téléphone, mais aussi par mail.

 

    1. Le FSL (fête des solidarités locales).

 

Cet événement est organisé chaque année par l'AFEV. Il se tient place Stalingrad au métro Jaurès. Cette année, il aura lieu le 4 juin prochain. Les salariés et les volontaires sont chargés de l'organisation avec la mairie de Paris. D'autre part, il est aussi prévu de monter une scène pour accueillir différents groupes qui joueront en live et en plein air. Mais il n'y aura pas que cela, une kermesse pour les jeunes que les bénévoles ont accompagnés toute l'année sera organisée ainsi qu'un buffet. La fête des solidarités locales est un évènements regroupant toute l'équipe de l'AFEV, et aussi les jeunes et leurs parents.

 

4) Des sorties proposées (places réduites de cinéma, entrées pour des musées...).

 

L'association prévoit un budget de 8€ pour un binôme lors de sorties. Ces dernières peuvent être proposées par le bénévole, par le jeune qui est demandeur, ou par les volontaires qui dénichent souvent des bonnes expositions ou pièces de théâtre. Ce peut être aussi des sorties « safaris photos » dans un arrondissement de Paris déterminé, avec cinq binômes par exemple.

 

    1. Évènements avec d'autres associations (les Fourmis Vertes notamment) sur un projet écologique du recyclage des déchets.

 

Juste à côté du local de l'AFEV siège une autre association de quartier, Les Fourmis Vertes qui elle a une éthique écologique, réalise des objets de décorations ou usuels avec des déchets. Samedi 2 avril l'AFEV se joint à eux pour animer une activité de fabrication d'objets. Du coup, des binômes vont aussi participer à cela. Il y aura par exemple, la fabrication de fleurs faites avec des bouteilles en plastiques usagées et un instrument de musique fait avec un manche à balais et des cannettes de bières entre autre.

 

 

 

 

L'AFEV est une association qui m'a permis de découvrir pleins de choses : aussi bien des étudiants, des quartiers de Paris qu'à prendre encore plus d'initiative. Tous les projets et les accompagnements se font en toute simplicité mais rigueur.

 

 

 

 

 

 

 

Liens

 

http://afevparis.blogspot.com/

http://www.afev.fr/