Introduction à l’Anthropologie

Dossier de recherche

 

Recherche n°1

 

- La sociologie

 

Pour la plupart des sociologues, il s'agit de produire une représentation scientifique de la vie sociale capable de répondre aux problèmes que pose le XIXème siècle. Il s'agit donc de proposer une critique de la vie sociale moderne et des réponses aux problèmes les plus brûlants. Les questionnements des sociologues sont cependant très variables selon les pays

 

Durkheim tient à concilier les acquis des révolutions, et d'abord l'autonomie individuelle, avec un ordre social stable.

 

En Allemagne, Weber s'interrogera quant à lui sur les types d'actions et les formes de l'autorité ainsi que sur les modes d'actions et de domination.

 

Pour Marx, l'étude scientifique des sociétés permet de saisir l'inéluctabilité de la révolution et de l'avènement d'une société communiste.

 

Quand à lui, Pareto cherche à saisir la naissance et la mort des élites

 

Park veut comprendre comment la ville permet l'assimilation progressive des immigrés, la sociologie naissante apparaît donc d'abord comme un discours sur les problèmes résultant de la modernité.

 

Fin observateur de la société qui l'entoure, le sociologue cherche à en comprendre le fonctionnement et les évolutions. Age, religion, catégories sociales, opinions politiques... sont autant de caractéristiques qui intéressent le sociologue dans ses recherches.

Dans un premier temps, le travail du sociologue est un travail d'exploration : à partir de recherches et de lectures personnelles, il prépare le terrain pour engranger un maximum d'informations sur le sujet. Ensuite, il réfléchit à la façon dont il va aborder sa question et passe à l'étape de récolte de l'information. Pour faire ses enquêtes de terrain, le sociologue doit se confronter à la réalité. Enfin, il doit exploiter ses données et tirer des conclusions de son enquête. Il transmet ensuite ses conclusions à la presse ou dans des revues spécialisées.

 

- L’anthropologie

 

L’anthropologie a d’abord évoqué aux XVIème et XVIIème siècle une perspective allégorique ou une étude de l’âme et du corps. L'anthropologie par le moyen de la comparaison, de la généralisation et du passage à la mise en forme théorique, met les résultats de l'investigation ethnologique au service d'une connaissance générale de l'homme. En effet, une fois débarrassée des particularités des groupes sociaux, des inventions humaines et de la culture, l’anthropologie pourra éclairer ce qui reste, l'unité de la nature humaine.

 

- L’ethnologie et l’ethnographie

 

L’ethnographie et l’ethnologie sont deux termes qui apparaissent fin XVIIIème et début XIXème siècle. L’ethnographie s’intéresse d’abord au classement des langues alors que l’ethnologie possède un sens plus raciologique de classement des peuples et des races. L’ethnologie est d’abord une science qui reconstitue l’histoire des peuples. L’ethnologie utilise les matériaux de l’ethnographie en conservant une perspective descriptive.

 

En Allemagne, on utilise simultanément deux termes : Volkskunde qui signifie « étude de son propre peuple » et Völkerkunde qui signifie « description des peuples étrangers ».

 

En Russie, cette discipline scientifique est appelée « étude des peuples » et dans les pays anglophones « anthropologie culturelle et sociale ».

 

Pour Claude Lévi-Strauss, l'ethnographie est une phase de recueil de données principalement, en tant qu'outil de l'ethnologie, elle entretient avec elle le même rapport que la fouille archéologique avec l'archéologie.

 

Le travail de l'ethnologue est de se rendre compte de la diversité des cultures du monde. Il n'a pas forcément besoin pour cela d'étudier une peuple reculé : son terrain d'étude peut être plus proche.

Mais pour mener à bien sa mission, ce scientifique base tout son travail sur une enquête de terrain, une véritable immersion dans la vie de la population ou du phénomène qu'il étudie. Pendant plusieurs mois ou plusieurs années, il va vivre le quotidien de sa population d'étude, se rendre dans les mêmes lieux, s'intégrer en observant leurs coutumes, en adoptant leur langue ou leur dialecte. S'ensuit une longue période d'analyse et de rédaction.

 

Emile Durkheim (1858-1917) Sociologie

 

Emile Durkheim est considéré comme le père de la sociologie moderne. Il a fait de la sociologie une science sociale à part entière en posant les bases méthodologiques de cette discipline, puis en créant la revue L’année sociologique et en l’enseignant à l’université.

 

En faisant de la sociologie une discipline autonome, Durkheim a ouvert la voie à un courant de pensée distinct des traditions marxistes ou weberienne. Il a inauguré une méthode de recherche que l’on qualifie de quantitative car elle est basée sur des enquêtes statistiques.

 

Tout au long de son œuvre, Durkheim s’est interrogé sur les conditions de l’intégration sociale des individus. Quatre ouvrages constituent les points forts de sa réflexion : Les règles de la méthode sociologique (1894), De la division du travail (1895), Le suicide (1897) et Les formes élémentaires de la vie religieuse (1912). Il s’attache tout d’abord à définir l’objet de la sociologie qui est d’étudier les faits sociaux, avant d’énoncer les principales règles auxquelles doivent s’astreindre les sociologues.

 

En France, les disciples de Durkheim ont poursuivi sa réflexion sur les relations entre les individus et la société. Après la seconde guerre mondiale, l’influence de cette école s’est effacée mais d’autres courants de pensée comme les fonctionnalistes, ont emprunté à Durkheim certains de ses concepts.

 

Marcel Mauss (1872-1950) Ethnologie, ethnographie

 

Marcel Mauss a eu une influence exceptionnel sur l’ensemble des sciences sociales et humaines en France au XXème siècle. Il est considéré comme le père de l’ethnologie française. Son œuvre passe pour une source féconde et rafraîchissante, qui offre une inspiration inépuisable et un outil irremplaçable. Elle est absolument vivante, surtout par « l’Essai sur le don ».

 

Mauss partage la conviction durkheimienne qu’une méthode doit s’adapter à la nature des faits. Pour traiter les faits sociaux, il pense qu’il faille une discipline propre et qui soit intégralement positive, qui ne peut être que la sociologie. En effet, le savant propose une nouvelle approche du fait social qu'il envisage comme total, comportant des dimensions à la fois économiques, juridiques, religieuse. L'œuvre de Marcel Mauss reste une source intarissable pour les sciences humaines et sociales qu'il a ouvertes à de nouveaux horizons de par son œil engagé et novateur.

 

Claude Lévi-Strauss (1908-2009) Sociologie, ethnographie, anthropologie

 

L’anthropologue Claude Lévi-Strauss est le principal fondateur d’un courant théorique qui aura profondément marqué les sciences humaines françaises des années 1960 qui est le structuralisme. Il estime que les relations sociales sont régies par des règles comparables à celles qui organisent les échanges linguistiques. Il exclut les acteurs sociaux et de son champ d’analyse puisque ce sont les règles qui « agissent » et « parlent » par l’intermédiaire des hommes.

 

Au cours des années 1960 et 1970, le structuralisme a inspiré de nombreuses recherches. L’effacement du structuralisme à la fin des années 1970 a permis aux différentes sociologies de l’acteur de se développer.

 

Pierre Bourdieu (1930-2002) Sociologie

 

Pierre Bourdieu a fortement marqué la sociologie française depuis le début des années 1960. Influencé à l’origine par le structuralisme, il s’en est peu à peu détaché pour accorder une plus grande attention à la stratégie des individus et au domaine symbolique.

 

A partir des concepts d’« habitus » et de « champs sociaux », Bourdieu a tenté de dépasser l’opposition entre l’objectivisme et le subjectivisme. Ces concepts lui permettent en effet de rendre compte des stratégies des agents et, en même temps, de les replacer dans une logique sociale qui les dépasse. Il affirme la possibilité que la sociologie peut atteindre un haut degré de scientificité et d’objectivité. Elle a une fonction critique, de dévoilement des mécanisme sociaux. Il veut faire de la sociologie une science totale capable de restituer l’unité fondamentale de la pratique humaine.

 

Recherche n°2

 

Définition : « Un microfait social est une façon de faire (d’énoncer, de se posturer, de penser, d’imaginer), non consciente ou peu consciente, partagée par la majorité d’une groupe social de telle manière qu’il existe au moins un autre groupe social (ou le même, mais à une autre époque ou dans un autre contexte) qui fait différemment soit en ne disposant pas d’une majorité qui fait la même chose soit en disposant d’une majorité qui fait autrement. »

 

J’ai choisi d’enquêter sur quatre microfaits sociaux : le petit déjeuner, le symbole du cordon ombilical, les amulettes et la tenue d’une mariée.

 

Ayant fait de nombreux voyages à l’étranger, j’ai ainsi rassemblé mes souvenirs afin de mener à bien cette enquête. J’ai complété mes souvenirs avec des ouvrages dont « Rites de la mort » qui est le livre de l’exposition du laboratoire d’ethnologie du Musée d’histoire naturelle dirigé par Jean Guiart, « Venir au monde » de Lise Bartoli, « Dictionnaire des symboles, des rites et des croyances » de Catherine Pont-Humbert et « Aux voyageurs du monde «  de Geneviève Clastres.

 

Le petit déjeuner

 

Autour des aliments, de la façon de les mélanger ou de les dissocier dans les préparations culinaires, se retrouvent un grand nombre de croyances à travers le monde. Le choix des aliments est fondamental pour l’harmonie du corps et occupe dans l’activité humaine une place centrale.

 

Le petit déjeuner est un repas essentiel à notre équilibre nutritionnel. Ainsi il m’a semblé intéressant de voir de plus près l’importance qu’il peut avoir dans le monde entier.

 

En Angleterre : Le full English breakfast (petit déjeuner traditionnel) comprend le plus souvent un plat de céréales ou de porridge (bouillie d’avoine au lait) et un jus de fruits. Viennent ensuite le plus souvent, des œufs, du bacon, des saucisses, des baked beans (haricots en sauce) sur des toast parfois des champignons ou du poisson ou encore du black pudding (boudin noir). Enfin, pour terminer, des toast beurrées et accompagnés de marmelade d’orange. Et comme boisson, thé au lait ou café au lait. Cette tradition demeure vivace dans de nombreuses familles, essentiellement le week-end.

 

En Italie : Souvent pris dans le coin d’un bar, le petit déjeuner typique italien se compose d’un cappuccino et d’un cornetto (croissant) ou de panettone.

 

En Allemagne : Pour démarrer la journée, les allemands se contentent de pains aux céréales agrémenté de margarine, de charcuterie et de fromage ainsi que de café et thé comme boisson.

 

En Russie : Le zavtrak (petit déjeuner) typique comprend des blinis (crêpes épaisses) salés ou sucrés, de la kacha (bouillie) à base de sarrasin ou d’autres céréales et des syrniki (boulettes au fromage blanc) accompagnées de confiture, de sucre.

 

En Mauritanie : Après un verre de thé, les mauritaniens prennent au petit déjeuner, des graines.

 

En Inde : Les indiens se nourrissent de salade de légumes au yogourt, de galettes frites et de thé aromatisé au petit déjeuner.

 

Au Laos : Le matin, les Laos prennent un vrai repas composé de soupe à base de blé ou de riz, si ce n’est carrément du riz gluant avec quelques morceaux de viande séchée. On trouve aussi un sandwich composé de rondelles de concombres et de persil.

 

A Bali en Indonésie : Traditionnellement, le petit déjeuner se compose d’un gâteau de riz compressé, mélangé à des légumes vapeur et à une sauce à la cacahuète. On trouve aussi du riz bouilli nappé de légumes verts et de germes de soja accompagné de pâte de piment et de noix de coco grillées.

 

Au Japon : Le petit déjeuner est composé de soupe aux algues, de riz blanc, de saumon salé grillé et enfin comme boisson, de thé vert.

 

Le cordon ombilical

 

S’il est peu d’étapes du cycle vital qui échappent à une élaboration symbolique, la naissance est probablement une de celles qui suscitent les croyances les plus fortes et les rites les plus indéfectibles.

 

Le nouveau né est généralement considéré comme un être fragile susceptible de recevoir des influences négatives, d’être menacé par des esprits malfaisants ou des forces nuisibles. Il s’agit donc d’entourer la venue au monde et les premiers moments de la vie de toutes les protections aptes à faire barrage à ces éléments hostiles.

Le cordon ombilical devient très vite l’objet de rites spécifiques après qu’il s’est séparé du corps de l’enfant.

 

En Equateur : (peuple Cayapas) Il faut que la sage femme enterre le cordon sous la maison dans les deux heures qui suivent l’accouchement car ils pensent qu’un esprit malveillant cherche à se procurer les bouts de cordon pour les transformer en bête féroce, une bête qui tuerait les gens.

 

Au Guatemala : Le cordon séché est placé dans un petit sachet qu’on accrochera dans la cuisine si c’est une petite fille car ainsi elle deviendra une bonne ménagère et si c’est un garçon, on l’accrochera à la branche d’un arbre pour que l’enfant devienne grand et fort.

 

En Inde : Le cordon doit être enseveli à la verticale sous la terre afin que Vishnou puissent l’attraper facilement et tirer l’enfant vers le paradis.

 

Au Viêt-Nam : (nord) Des petits bouts de cordon ombilical seront ajoutés à du thé que l’on fera avaler à l’enfant jusqu’à l’âge d’un an pour soigner les coliques.

 

A Java : La grand-mère maternelle enfouit le cordon dans la terre qui reviendra à l’enfant lors de sa majorité. Elle y ajoute cinq pousses de noix de coco.

 

En Côte d’ivoire : (peuple des Agnis) Il ne faut jamais montrer le moindre bout de son cordon à un nouveau né sinon il tomberait malade et pourrait mourir.

 

Aux îles du Cap-Vert : Chaque fois que le bébé a mal, on fait chauffer de l’eau et on trempe le cordon dedans. On fait ensuite boire cette eau chaude à l’enfant pour le guérir des maux de ventre.

 

En Angola : (peuple Kassemblés) Le cordon ombilical est ingéré par les parents et les grands parents du père de l’enfant afin de renforcer les liens qui les unissent pour la vie au nouveau-né.

 

En Algérie : On garde le cordon ombilical précieusement et on le montre à l’enfant quand il a atteint sa septième année.

 

Les amulettes

 

Une amulette est un objet qu'on porte sur soi et auquel on accorde des vertus de protection et ou qui porte chance.

Une amulette peut être une gemme, une statue, une pièce, un dessin, un pendentif, un anneau, une plante, un animal, un geste. Les amulettes varient énormément selon le lieu et l'époque. Les symboles religieux en jouent souvent le rôle. Les amulettes sont également liées à la démonologie et la sorcellerie. Les amulettes peuvent même être destinées à protéger un foyer, un immeuble ou même un village entier.

 

En Turquie : On trouve des boîtiers triangulaires en argent ornés de coraux amentiformes et pendeloques terminées par une palmette. Cette amulette sert à enfermer des prières propitiatoires éloignant le mauvais œil.

 

En Chine : On trouve des anciennes armes en satèque pour se défendre contre les mauvais démons.

 

Au Laos : On trouve des colliers de protection avec pierre polie historique, pierres et concrétions animales.

 

Au Cambodge : On trouve des gilets avec des inscriptions magiques et religieuses à porter sur la peau.

 

En Allemagne : On trouve deux dents de cervidé montées sur argent.

 

En Espagne : On trouve des portes clés en métal doré avec squelette en plastique dont les yeux sont en verre rouge.

 

En Italie : On trouve une bague surmontée d’une tête de mort ou bien une hache polie utilisée contre la foutre.

 

En Libye : On trouve des amulettes écrites qui associent les vertus du texte coranique à une géométrie symbolique.

 

En Iran : On trouve des griffes de loup utilisées pour la protection des enfants.

 

La robe de mariée

 

Une robe de mariée est un vêtement traditionnel que porte la femme le jour de son mariage. Elle est porteuse de valeurs symboliques.

 

Dans les pays occidentaux : La robe de mariée est le plus souvent entièrement blanche et quelques fois rehaussée de tâches de couleurs pastel, rose, bleu ou même rouge.

 

Au Québec : La robe de mariée, que la jeune fille ne portera qu'une seule fois, est la concrétisation de son plus grand rêve, de l'image qu'elle s'est créée dans son univers de féerie. Elle exprime par le choix du modèle, du style, du tissu et des accessoires sa conception de la beauté et ses goûts. Le marié porte une fleur à la boutonnière. Cette boutonnière est assortie aux fleurs du bouquet de la mariée.

 

En Chine : Les robes de mariage Chinoises on atteint une large renommée mondiale grâce à leurs broderies anciennes et artistiques. Le rouge et les belles broderies symbolise la joie, la fête et la prospérité. Les habits de mariage traditionnels incluent une tenue deux pièces appelée « gua », « kwa », ou le « cheongsam ». Ces tenues sont surtout prééminentes chez les jeunes mariées de Chine méridionale.

Les tenues de mariage portées traditionnellement en Chine comportent des dessins de dragon et de phénix, que ce soit pour les hommes ou pour les femmes. Le dragon est le symbole du pouvoir et est honoré en Chine depuis des temps ancestraux. La combinaison du dragon et du phénix symbolise l'équilibre des pouvoirs masculins et féminins. La couleur rouge joue un rôle essentiel lors des festivités de mariage chez les Chinois. Le rouge est considéré ici comme une couleur vive et porte bonheur. De plus, cette couleur signifie amour, prospérité et bonheur ; c'est pourquoi tout est rouge.

 

En Inde : Le sari de mariage sera choisi de couleur rouge. Cet élégant vêtement traditionnel, porté par les femmes mariées, consiste en une seule très longue pièce de tissu savamment drapée.

 

Au Japon : Au cours de la réception, la jeune mariée change plusieurs fois de tenue passant du kimono de mariage à la robe romantique à la robe blanche de mariée occidentale. Une mention spéciale pour le kimono blanc de mariage « shiromuku ». La couleur blanche est réservée exclusivement aux kimono de mariage. Le « shiromuku » est doté d'une sorte de capuchon, censé dissimuler les cornes du diable, qui sont les attributs évidents d'une femme.

 

En Algérie : Traditionnellement, le karakou est la tenue vestimentaire principale de la mariée algérienne et kabyle. Il s'agit d'un élégant gilet en velours à manches longues, richement brodé de fil d'or qui se porte avec une jupe longue évasée ou plus ajustée pour les modèles modernes. Toutefois, lors d'un mariage algérien, il est d'usage que l'épouse revête plusieurs tenues très différentes, généralement au nombre de cinq, y compris un caftan marocain, une tenue de mariage indienne ou la très classique robe blanche occidentale.

 

En Mauritanie : La femme porte un voile en guinée de couleur bleu nuit le jour de ses noces.

 

Au Maroc : Les robes de mariées traditionnelles portées aussi bien par les épouses musulmanes que juives sont nommées « keftan » ou « caftan » ou encore « tatchika » dans leur version plus moderne et légère. De nos jours, la robe de mariée marocaine se compose de trois pièces : une dfina de dessous en brocard ou satin de soie ou lamé et une dfina à enfiler par-dessus en satin ou organza que l'on fait tenir par une ceinture très large.

 

Recherche n°3

 

Définition : « Un inimaginable est une façon de faire ou de penser qui ne peut pas être engendrée (imaginée, pensée, réalisée) par l’ « être social » de l’observateur. »

 

- D’après « Les Jivaros » de Michael J. Harner (p.95)

 

« En revanche, les femmes qui désirent avoir un enfant et qui n’en n’ont pas conçu depuis un certain temps, peuvent recourir à un remède contre la stérilité. » Quel est ce remède ?

 

Solution : inimaginable « On réduit en poudre l’os d’une patte de renard qu’on mélange à de la bière de manioc, et on avale la mixture. »

 

- D’après « Les Jivaros » de Michael J. Harner (p.177)

 

« Le travail du guérisseur est complémentaire de celui du sorcier. Lorsqu’on appelle un guérisseur pour qu’il traite un patient, sa première tâche est de voir si la maladie est due à un sort. Le diagnostic es le traitement commencent d’habitude lorsque le chaman boit du natemä, de l’eau de tabac et du pili-pili dans la fin d’après midi ou le début de la soirée. » A quoi vont lui servir ces drogues ?

 

Solution : inimaginable « Ces drogues lui permettent de voir à l’intérieur du corps du malade, comme s’il était en verre. »

 

- D’après « Les Jivaros » de Michael J. Harner (p.183)

 

« Si le mort est un nouveau né ou un petit enfant, on place son corps à la verticale ou en position assise dans une grande jarre à faire la bière ou dans un grand récipient de cuisine. On pose par-dessus une casserole renversée qui sert de couvercle et on la scelle avec de l’argile. » Ou est-il alors enterré ?

 

Solution : inimaginable « L’urne est alors enterrée au centre de la maison et recouverte de fûts de palmier chonta qui protègent la poterie du poids des gens qui marchent dans la maison. »

 

- D’après « Tristes tropiques » de Claude Lévi-Strauss (p.247)

 

« Seuls les hommes chantent ; et leur unisson, les mélodies simples et cent fois répétées, l’opposition entre des solos et des ensemble, le style mâle et tragique, évoquent les chœurs guerriers de quelques Männerbund germanique. » Pourquoi ces chants ?

 

Solution : inimaginable « A cause de l’iara. Nous avions apporté notre gibier et il était nécessaire d’accomplir sur lui, avant de pouvoir le consommer, un rituel compliqué d’apaisement de son esprit et de consécration de la chasse. »

 

- D’après « Tristes tropiques » de Claude Lévi-Strauss (p.315)

 

« En plus de l’arc et des flèches, l’armement comprend une sorte d’épieu aplati dont l’usage semble magique autant que guerrier. » Quel est l’usage de cet épieu ?

 

Solution : inimaginable « Je ne l’ai vu utilisé que pour des manipulations destinées à mettre en fuite l’ouragan ou à tuer, en le projetant dans la direction convenable, les atasu qui sont des esprits malfaisants de la brousse. »

 

- D’après « Mœurs et sexualité en Océanie » de Margaret Mead (p.28)

 

« De chaque village, le sol descend vers « de mauvais endroits », où l’on trouve les enclos pour les porcs et les lieux d’aisance. Là aussi sont construites les huttes qu’habitent les femmes au moment de leurs menstruations et des accouchements. » Pourquoi les femmes vivent-elles en dehors du village lors de leurs menstruations et des accouchements ?

 

Solution : inimaginable « Car leur sang serait dangereux pour le village. »

 

- D’après « Mœurs et sexualité en Océanie » de Margaret Mead (p.55)

 

« La femme qui veut concevoir doit mener une vie aussi passive que possible. Gardienne de l’enfant en gestation, elle est tenue de prendre certaines précautions. » Quelles sont ces précautions ?

 

Solution : inimaginable « Elle ne doit pas manger de péromèle sous peine de mourir en mal d’enfant, car le péromèle se terre trop profondément. Elle ne doit pas non plus manger de grenouille, sinon l’enfant naîtrait trop soudainement, ni d’anguilles car il viendrait au monde avant terme. Lui sont interdits également le sagou qui vient d’un lieu marsalai, et les noix d’un cocotier taboué par le tamberan, objet surnaturel du culte des hommes. Si elle veut que l’enfant soit un garçon, elle ne devra jamais rien couper en deux, sinon elle aura une fille. »

 

- D’après « Un voyage chez les Aïnous » d’Arlette et André Leroi-Gourhan (p.33)

 

« Contrairement à ce qui en usage au Japon, ici, seules les femmes sont tatoués ; les marques s’ajoutent et se superposent au fil des années. Comme partout, le traitement est très douloureux, particulièrement pour la région située au dessus des lèvres. Les scarifications seront faites petit à petit sur le pourtour de la bouche. » Quelles sont les significations et les raisons de cette souffrance acceptée ?

 

Solution : inimaginable « Les tatouages seraient un moyen de compenser l’extrême pilosité des hommes qui entraîne un complexe d’infériorité chez les femmes. Les tatouages sont effectués aux endroits où, chez les hommes, les poils sont très visibles. »